Sa vie
Anaxagore naquit vers 500 avant notre ère à Clazomènes, cité grecque de la côte occidentale d’Asie Mineure, en Turquie actuelle. Il rejoignit Athènes, où les sources antiques le placent vingt à trente ans. Les dates précises restent discutées. Son lien avec Périclès reliait la recherche philosophique au monde politique et culturel athénien. Des récits tardifs le montrent renonçant à son héritage pour étudier la nature ; ces portraits du philosophe absorbé ne constituent pas un quotidien entièrement documenté.
Les sources associent son départ à une accusation d’impiété. Dire que le soleil était une pierre brûlante contestait les idées religieuses, tandis que Périclès donnait une dimension politique à l’affaire. Date et détails sont incertains : les versions concurrentes ne doivent pas devenir un récit judiciaire unique. Il partit pour Lampsaque, sur l’Hellespont, et mourut en 428. Ses écrits restèrent connus des lecteurs ultérieurs. L’Apologie de Platon présente même ses idées comme disponibles dans des livres bon marché. L’écart entre original perdu et témoignage tardif explique comment nous reconstruisons sa place dans la pensée grecque.
Son œuvre

Anaxagore demandait comment des choses changeantes peuvent naître sans venir du néant. Il répondait par le mélange : tout contient une portion de tout, mais ce qui prédomine détermine l’apparence. La nourriture devenant chair, cheveux et os offrait un problème concret. Ce n’est pas une théorie moderne d’ingrédients chimiques ou d’atomes ; la nature des constituants divise encore les chercheurs. Le début du livre imagine toutes choses ensemble avant la différenciation du monde visible.
Le Nous, traduit par esprit ou intellect, commence le mouvement réorganisant le mélange. Sa relation précise avec la matière reste interprétée. Les explications astronomiques sont plus concrètes : la lune reçoit la lumière solaire, et les éclipses résultent de l’interposition d’un corps. D’autres propositions étaient fausses, mais chercher des causes physiques importait. Le livre perdu est conventionnellement appelé Sur la nature. Les fragments doivent beaucoup à Simplicius, environ un millénaire plus tard. Le tableau distingue cet unique livre de doctrines et d’un apport astronomique : ce ne sont pas quatre traités indépendants conservés.
Son héritage en Grèce aujourd’hui
Anaxagore relie l’Asie Mineure grecque à Athènes classique. Une image imaginaire figure aujourd’hui dans le décor peint du bâtiment historique de l’université d’Athènes, montrant comment les institutions modernes se souviennent de l’enquête antique. Son texte révèle aussi des changements linguistiques.
Dans la citation, χρήματα signifie choses ; aujourd’hui, généralement argent. Écrivez la phrase moderne avec πράγματα, puis décrivez une observation du ciel avec ήλιος, σελήνη et φως. Ajoutez une question avec γιατί. Comparez un schéma d’éclipse à son explication, sans confondre astronomie moderne et hypothèses antiques. La cosmologie devient ainsi du grec utile pour observer et questionner.
Le saviez-vous ?
- Il expliquait que la lumière lunaire vient du soleil.
- Ses citations passent surtout par des auteurs bien postérieurs.
- Χρήματα signifie ici choses, pas spécifiquement argent.
Œuvres principales
| Titre grec | Titre | Année |
|---|---|---|
| Περὶ φύσεως (συμβατικός τίτλος) | Sur la nature : livre perdu, titre conventionnel | 5th century BC |
| Πάντα ἐν παντί (διδασκαλία) | Tout en tout : doctrine | 5th century BC |
| Νοῦς καὶ κίνησις (διδασκαλία) | Nous et mouvement : doctrine | 5th century BC |
| Εξήγηση των εκλείψεων (επίτευγμα) | Explication des éclipses : apport astronomique | 5th century BC |
Une phrase à retenir
ὁμοῦ πάντα χρήματα ἦν
En grec d’aujourd’huiΌλα τα πράγματα ήταν μαζί.
homou panta chrēmata ēn
Toutes choses étaient ensemble.
















































































































