Sa vie
Nonika Galinea, née Antigoni Galinea à Athènes le 8 juin 1938, a reçu une éducation d’une rare dimension internationale. Après l’école primaire à Athènes, elle part à quatorze ans pour Florence, puis pour une école anglophone en Suisse. À dix-huit ans, elle s’installe à Londres, d’abord dans une école de secrétariat, puis à la Webber Douglas School of Singing and Dramatic Art. Les nécrologies grecques rappellent qu’elle a vécu une grande partie de sa vie à Londres.
Sa carrière professionnelle commence en 1963, lorsqu’elle réussit l’audition du Theatro Technis (Théâtre d’Art) de Karolos Koun ; son premier spectacle y est Όρνιθες (Les Oiseaux) d’Aristophane. Au fil des décennies, elle travaille avec de grandes figures du théâtre grec comme Katina Paxinou, Dimitris Horn, Anna Synodinou, Alexis Minotis et Dimitris Myrat. À l’été 1969, elle joue au théâtre Metropolitan dans Μεγάλα Χρόνια (Les Grandes Années) de Georgios Roussos, où elle travaille pour la première fois avec Alekos Alexandrakis. Ils restent partenaires à la scène comme à la ville pendant vingt et un ans, jusqu’en 1990.
En 1986, les deux comédiens s’installent au théâtre Ilisia d’Athènes, qu’ils rénovent entièrement, et le dirigent avec sa petite salle, le Studio Ilisia. Entre 1968 et 1972, elle apparaît aussi dans quatre films, dont trois produits par Finos Film, et dans deux courtes séries télévisées. Elle fête ses cinquante ans de scène en 2013 et meurt en juin 2023, quelques jours avant ses 85 ans.
Son œuvre
L’œuvre de Galinea réunit trois métiers : le jeu, la traduction et l’écriture. Avec Alexandrakis, elle joue dans des spectacles comme Κάθε χρόνο τέτοια μέρα (Chaque année, ce même jour), Μάρτυς κατηγορίας (Témoin à charge) et Καινούργια σελίδα (Une nouvelle page). Leur première pièce commune, Τέσσερα δωμάτια με κήπο (Quatre pièces avec jardin) au théâtre Dionysia, l’oblige à jouer quatre rôles différents. Elle racontera plus tard que des collègues expérimentés doutaient qu’une jeune comédienne puisse y arriver, et que même les critiques les plus sévères l’ont saluée. À l’Ilisia, le couple monte Η επιστροφή της γηραιάς κυρίας (Le Retour de la vieille dame) et Ευαίσθητη ισορροπία (Un équilibre délicat).
Elle a traduit dix-sept pièces en grec, dont beaucoup ont été publiées. Parmi ses traductions figurent Η βεντάλια της Λαίδης Γουίντερμιρ (L’Éventail de Lady Windermere, 1983), Ταξίδι μεγάλης μέρας μέσα στη νύχτα (Long voyage du jour à la nuit, 1987) et Λεωφορείον ο Πόθος (Un tramway nommé Désir, 1988). Hors de sa propre compagnie, elle travaille avec le Théâtre national, dont les archives la mentionnent dans le rôle de la Reine dans Παραμύθι χωρίς όνομα (Conte sans nom) en 1995, et avec le Théâtre d’État de Grèce du Nord. Elle se produit au Mégaron, la salle de concert d’Athènes, à Épidaure et à Covent Garden à Londres. Elle a aussi raconté sa vie dans deux livres, l’autobiographie Η ζωή μου (Ma vie, 2005) et Επέστρεφε (Reviens, 2007).
Son héritage en Grèce aujourd’hui
Le théâtre grec a honoré Galinea du prix Kyveli en 2006 et du prix Nikos Kourkoulos en 2017 pour sa contribution à la scène. Sa dernière volonté était qu’au lieu de couronnes funéraires, l’argent aille à la fondation Το σπίτι του ηθοποιού (La Maison de l’acteur). Pour un apprenant, les archives numériques du Théâtre national offrent une tâche concrète : trouvez les photographies de 1995 de Παραμύθι χωρίς όνομα, visibles aussi sur searchculture.gr, et écrivez une légende qui attribue le rôle : Η Νόνικα Γαληνέα υποδύεται τη Βασίλισσα (Nonika Galinea joue la Reine). Ajoutez ensuite une phrase de votre cru décrivant ce que font les acteurs sur l’image. Enfin, rapportez ses paroles au discours indirect : Η Γαληνέα είπε ότι πάνω στη σκηνή είσαι πάντα μόνος με το κοινό.
Le saviez-vous ?
- Son premier spectacle, en 1963, fut Les Oiseaux d’Aristophane au Théâtre d’Art.
- Dans sa première pièce avec Alexandrakis, elle a joué quatre rôles différents.
- Elle a traduit dix-sept pièces, dont Long voyage du jour à la nuit d’Eugene O’Neill.
- Elle a fêté ses cinquante ans de scène en 2013.
Œuvres principales
| Titre grec | Titre | Année |
|---|---|---|
| Όρνιθες (Αριστοφάνη) | Les Oiseaux — débuts au Théâtre d’Art | 1963 |
| Μεγάλα Χρόνια | Les Grandes Années — théâtre Metropolitan | 1969 |
| Ταξίδι μεγάλης μέρας μέσα στη νύχτα | Long voyage du jour à la nuit — traduction | 1987 |
| Λεωφορείον ο Πόθος | Un tramway nommé Désir — traduction | 1988 |
| Παραμύθι χωρίς όνομα | Conte sans nom — la Reine, Théâtre national | 1995 |
| Η ζωή μου | Ma vie — autobiographie | 2005 |
Une phrase à retenir
Πάνω στην σκηνή είσαι πάντα μόνος με το κοινό.
Páno stin skiní íse pánda mónos me to kinó.
Sur scène, on est toujours seul avec le public.


























































