Sa vie
Katerina Iliopoulou est née à Athènes le 21 février 1967 ; elle vit et travaille toujours dans cette ville. Poète, traductrice et éditrice, elle a aussi co-organisé des projets qui rapprochent la poésie des arts visuels et de la performance. Son nom s’écrit parfois Katerína Iliopoúlou. Il ne faut pas la confondre avec la poète et librettiste Ioulita Iliopoulou, qui a sa propre page sur ce site.
Son premier livre de poèmes, Mister T., paraît en 2007 aux éditions Melani à Athènes. Suivent Asylum (Asile) en 2008 et Το βιβλίο του χώματος (Le Livre de la terre) en 2011, également chez Melani. Selon ses notices biographiques, la revue littéraire Diavazo lui a décerné son prix du jeune auteur ; elles le datent de 2007 ou de 2008. En 2012, Mister T. paraît en français à Montréal sous le titre Monsieur T. et en turc à Istanbul, et ses poèmes commencent à voyager hors de Grèce.
En 2013, elle devient rédactrice en chef de [ΦΡΜΚ] (aussi écrit FRMK ou FaRMaKo), une nouvelle revue semestrielle de poésie, de théorie et d’arts visuels ; le premier numéro paraît au printemps-été 2013. Elle dirige aussi greekpoetrynow.com, un site bilingue grec-anglais consacré à la poésie grecque contemporaine, et elle est la partenaire grecque de Lyrikline, le site international de poésie basé à Berlin. En 2025, elle a lu ses poèmes aux journées de poésie Lisbon Revisited de la Casa Fernando Pessoa.
Son œuvre

Le lieu est au centre de la poésie d’Iliopoulou, lié au corps, à l’histoire, à la mémoire, au mythe et à l’expérience féminine du monde. Le Livre de la terre le montre clairement. Dans Ταίναρο (Cap Ténare), la voix du poème atteint le cap méridional que les Grecs anciens tenaient pour une porte des Enfers. Le vent s’engouffre dans sa bouche jusqu’à faire disparaître tous ses mots ; elle s’assoit, baisse la tête et regarde la terre, où les racines du thym luttent à travers les fissures pour atteindre la lumière, et alors les mots reviennent. D’autres poèmes du livre suivent le plongeon d’un petit nageur ou évoquent le photographe hongrois André Kertész marchant dans les rues des villes.
Gestus (2014), paru aux éditions FRMK, associe ses poèmes à des photographies de Yiannis Isidorou. Μια φορά κάθε τοπίο και ολότελα (Chaque lieu une seule fois, et entièrement, 2015) contient une suite intitulée Νότος (Sud), avec des poèmes de routes, de bergers et de passages. Elle a depuis publié un recueil de nouvelles (2018) et Lily Crag (2021), et un roman, Parandé, a été annoncé par Hestia pour 2026. Comme traductrice, avec Eleni Iliopoulou, elle a fait passer en grec Ariel de Sylvia Plath dans son édition restaurée (2012) et une sélection bilingue des Feuilles d’herbe de Walt Whitman (2019). Elle a aussi traduit Mina Loy, Robert Hass et Ted Hughes.
Son héritage en Grèce aujourd’hui
L’influence d’Iliopoulou passe surtout par la lecture des autres. La revue [ΦΡΜΚ], le site bilingue greekpoetrynow.com et son travail pour Lyrikline portent des poèmes grecs contemporains vers des lecteurs et des traducteurs en Grèce et à l’étranger, et ses traductions de Plath et de Whitman ouvrent aux lecteurs grecs un nouvel accès à deux grands poètes de langue anglaise. Pour un apprenant, Ταίναρο (Cap Ténare) est un bon premier poème : le texte grec se trouve sur Lyrikline et sur les pages Lisbon Revisited de la Casa Fernando Pessoa, à côté de traductions. Trouvez le vers Έσκυψα το κεφάλι μου και κοίταξα το χώμα (J’ai baissé la tête et j’ai regardé la terre). Puis écrivez trois phrases à vous, une avec χώμα (terre, sol meuble), une avec γη (terre, pays) et une avec έδαφος (sol), et comparez-les aux exemples du texte grec de cette page.
Le saviez-vous ?
- Son poème Ταίναρο se déroule au cap que les Grecs anciens voyaient comme une porte de l’Hadès.
- Son premier livre, Mister T., a aussi paru en français sous le titre Monsieur T. à Montréal en 2012.
- Elle dirige la revue [ΦΡΜΚ] depuis son premier numéro en 2013.
- Elle a traduit Ariel de Sylvia Plath avec Eleni Iliopoulou.
Œuvres principales
| Titre grec | Titre | Année |
|---|---|---|
| Το βιβλίο του χώματος | Le Livre de la terre | 2011 |
| Ariel (Sylvia Plath) | Sylvia Plath, Ariel — édition restaurée, traduction | 2012 |
| Gestus | Gestus — poèmes avec des photographies de Yiannis Isidorou | 2014 |
| Μια φορά κάθε τοπίο και ολότελα | Chaque lieu une seule fois, et entièrement | 2015 |
| Φύλλα χλόης (Walt Whitman) | Walt Whitman, Feuilles d’herbe — sélection bilingue, traduction | 2019 |
| Lily Crag | Lily Crag | 2021 |
Une phrase à retenir
Έσκυψα το κεφάλι μου και κοίταξα το χώμα
Éskypsa to kefáli mou ke kítaxa to chóma
J’ai baissé la tête et j’ai regardé la terre.











































