Sa vie
Michalis Ganas naît à Tsamantas, en Thesprotie, en 1944. Pendant la guerre civile grecque, sa famille passe en Albanie puis en Hongrie. Il revient en Grèce en 1954. Le déplacement durant l’enfance, les paysages frontaliers et les voix des proches entrent ensuite dans son écriture. En 1962, il s’installe à Athènes pour étudier le droit, sans terminer ses études. Il travaille longtemps comme libraire, puis dans les émissions littéraires et la rédaction publicitaire. Langue écrite, voix et lecteurs occupent ainsi son quotidien professionnel.
Son premier recueil, Ακάθιστος Δείπνος (Souper debout), paraît en 1978. Suivent Μαύρα λιθάρια (Pierres noires, 1980) et le récit Μητριά πατρίδα (Patrie marâtre, 1981). Γυάλινα Γιάννενα (Ioannina de verre, 1989) et Παραλογή (Ballade, 1993) approfondissent les liens entre mémoire personnelle et chanson traditionnelle. Il reçoit le prix national de poésie pour Παραλογή en 1994 et un prix de l’Académie d’Athènes pour son œuvre poétique en 2011. Il écrit aussi des paroles pour Mikis Theodorakis, Nikos Xydakis et Dimitris Papadimitriou. Ganas meurt le 12 novembre 2024. ERT lui rend hommage par des lectures d’archives et des émissions musicales.
Son œuvre

Μητριά πατρίδα (Patrie marâtre, 1981) s’appuie sur le passage par l’Albanie et la Hongrie, puis le retour en Grèce. Le titre fait de la patrie une relation difficile plutôt qu’une simple promesse d’appartenance. Ganas fait aussi entrer les morts, la mémoire familiale et le chant populaire dans la poésie. Dans Μαύρα λιθάρια (Pierres noires, 1980), ces préoccupations relient le vécu personnel à un monde hérité plus vaste. Παραλογή (Ballade, 1993) rappelle par son titre le chant narratif grec, tout en restant l’œuvre d’un poète moderne.
Γυάλινα Γιάννενα (Ioannina de verre, 1989) inscrit une ville dans cette géographie mémorielle. Le poème d’ouverture rassemble montagnes, lac, neige, minarets et bruits du travail du métal. La ville devient visible et audible. Pour apprendre, Γιάννενα et Ιωάννινα sont deux noms grecs de la même ville. Pratiquez στα Γιάννενα (à Ioannina) et από τα Γιάννενα (d’Ioannina), puis utilisez votre ville. Les chansons offrent une autre entrée dans sa langue, mais Ganas distingue l’écoute de la lecture qui permet de revenir à la page. Son entretien de 2011 explique pourquoi des paroles doivent être directes sans devenir simplistes. Cette attention à la réception des mots relie sa poésie et ses chansons.
Son héritage en Grèce aujourd’hui
Ganas reste présent dans les manuels, les chansons enregistrées et les archives d’ERT. Le Centre de la langue grecque propose Γυάλινα Γιάννενα Ι (Ioannina de verre I) dans son parcours littérature et villes. Ouvrez cette page et situez Ioannina sur une carte. Γιάννενα et Ιωάννινα désignent le même lieu. Écrivez deux phrases originales : Μένω στα Γιάννενα (J’habite à Ioannina) et Επιστρέφω από τα Γιάννενα (Je reviens d’Ioannina). Comparez Μένω στην Αθήνα (J’habite à Athènes) et Επιστρέφω από την Αθήνα (Je reviens d’Athènes). Entourez στα et από τα, puis στην et από την. La géographie réelle du titre permet de pratiquer lieu et provenance avant le poème original.
Le saviez-vous ?
- Il a passé une partie de son enfance en Hongrie et est revenu en Grèce en 1954.
- Il a été libraire avant de travailler dans les émissions littéraires et la publicité.
- Γιάννενα et Ιωάννινα sont deux noms grecs d’une même ville.
Œuvres principales
| Titre grec | Titre | Année |
|---|---|---|
| Ακάθιστος Δείπνος | Souper debout | 1978 |
| Μαύρα λιθάρια | Pierres noires | 1980 |
| Μητριά πατρίδα | Patrie marâtre | 1981 |
| Γυάλινα Γιάννενα | Ioannina de verre | 1989 |
| Παραλογή | Ballade | 1993 |
Une phrase à retenir
Η γραφή δεν πρέπει να είναι απλοϊκή, αλλά ευθύβολη.
I grafí den prépi na íne aploïkí, allá efthývoli.
L’écriture ne doit pas être simpliste, mais directe.

























































































