Sa vie
Dimitra Galani commence enfant l’étude de la guitare et de la théorie musicale. Sa biographie officielle situe sa première participation discographique en 1968, dans Ένα χαμόγελο (Un sourire), sur une musique de Dimos Moutsis et des paroles de Nikos Gatsos. Les décennies suivantes, Stavros Xarchakos, Manos Hadjidakis et Vassilis Tsitsanis écrivent notamment pour sa voix. Ces collaborations la rapprochent de plusieurs traditions de la chanson grecque.
Elle chante pour les communautés grecques d’Amérique du Nord et dans des salles européennes. Installée à Paris de 1981 à 1983, elle poursuit une activité internationale. Avec Eleni Karaindrou, elle interprète la chanson du générique de Η τιμή της αγάπης (Le prix de l’amour), de Tonia Marketaki. Elle développe aussi son travail de compositrice et écrit pour d’autres interprètes.
En 1991, Φως réunit tout un album de ses compositions sur des paroles de Karasoulos. En 1996, elle suit un séminaire de trois mois au Berklee College of Music de Boston. Plus tard, elle travaille avec de jeunes musiciens, dont Vassilikos et le quatuor Chronos. Dans un entretien de juin 2026, elle place la langue grecque et l’attention à sa richesse expressive au cœur de sa démarche artistique.
Son œuvre

Galani associe interprétation et composition. Dans Φως (Lumière, 1991), les mélodies sont d’elle et les paroles de Paraskevas Karasoulos. Δυο μέρες μόνο (Deux jours seulement) est issu de cette rencontre. Le nom d’une chanteuse sur un disque ne donne donc pas celui de tous ses auteurs : cette distinction éclaire son vaste répertoire collectif.
PIXEL (2009) renouvelle des chansons connues avec une nouvelle génération de créateurs. Αλλιώς (Autrement, 2014) la réunit à nouveau avec Karasoulos, sur des musiques de Chrysostomos Mouratoglou, Jun Miyake et Galani. Το βαλς των χαμένων μετά (La valse des après perdus, 2016) associe la musique d’Efstathios Drakos aux paroles de Nikos Moraitis. Son rôle varie : interprète, compositrice, collaboratrice ou productrice.
Chronos, présenté au Petit Théâtre d’Épidaure en 2015, aborde la chanson grecque en petit ensemble. Contrebasse, oud, piano et vibraphone transforment le cadre des mélodies familières. Le théâtre impose une autre discipline. Pour Η δολοφονία του Μαρά (Le meurtre de Marat, 2020), au Théâtre national de Grèce du Nord, elle compose dans les limites d’un texte et d’une mise en scène. Sa comparaison entre musique et eau évoque la nécessité de donner une forme précise à cette abondance.
Son héritage en Grèce aujourd’hui
Ses enregistrements permettent de suivre la chanson grecque à travers les arrangements et les générations. Sa chaîne officielle propose une vidéo ultérieure de Δυο μέρες μόνο ; les dates de cet enregistrement et de sa mise en ligne se distinguent de la présence du titre sur Φως en 1991.
Lisez le titre, puis écoutez brièvement pour reconnaître δυο μέρες, « deux jours ». Formulez votre propre phrase de voyage : Μένω εδώ δύο μέρες, « Je reste ici deux jours ». Remplacez μέρες par ώρες, « heures », et répétez à une vitesse naturelle. Cette petite activité sur la durée s’appuie sur un titre mémorable. La lecture adaptée fournit les mots et le modèle, sans supposer la compréhension de toute la chanson.
Le saviez-vous ?
- Sa biographie officielle situe sa première participation discographique en 1968, dans Ένα χαμόγελο.
- Elle a composé Φως ; Paraskevas Karasoulos en a écrit les paroles.
- Son séjour à Berklee en 1996 était un séminaire de trois mois, pas un cursus diplômant.
- Chronos associe sa voix à la contrebasse, à l’oud, au piano et au vibraphone.
Œuvres principales
| Titre grec | Titre | Année |
|---|---|---|
| Ένα χαμόγελο | Un sourire — participation au disque | 1968 |
| Φως | Lumière | 1991 |
| PIXEL | Pixel | 2009 |
| Αλλιώς | Autrement | 2014 |
| Το βαλς των χαμένων μετά | La valse des après perdus | 2016 |
Une phrase à retenir
η μουσική είναι σαν το νερό
i mousikí eínai san to neró
La musique est comme l’eau.

























































































