Sa vie
Eleni Tsaligopoulou est née le 11 avril 1963 à Naoussa, ville de l’Imathie en Macédoine-Centrale, où elle a grandi. Elle commence à chanter professionnellement en 1985. Deux ans plus tard, sa carrière passe sur une scène nationale. En 1987, le compositeur Manos Hadjidakis l’invite à se produire sur la scène musicale athénienne Seirios comme interprète de chansons de Stamatis Spanoudakis. Le même été, elle rejoint Giorgos Dalaras pour une longue tournée en Grèce, en Europe et en Amérique. Son premier album, Σώπα κι άκουσε (Tais-toi et écoute), paraît chez Lyra la même année, construit autour de chansons de Giorgos Zikas, avec Dalaras en invité.
L’album Κορίτσι και γυναίκα (Fille et femme), publié par Lyra fin 1989 sur une musique de Giorgos Andreou, fait connaître largement sa voix. Au fil des années 1990, elle devient l’un des noms familiers de la nouvelle chanson έντεχνο, avec des albums comme Αρζεντίνα (Arzentina) en 1996 et Στην εποχή του ονείρου (À la saison du rêve) en 1998. Dans un entretien de 2018, elle dit avoir commencé en chantant des chansons de Smyrne, du laïko et du rebetiko, bien que la plupart de ses enregistrements penchent vers la pop. Parmi ses albums plus récents figurent Των φίλων τα σπίτια (Les maisons des amis), un album de 16 chansons de 2018, et Ο δικός μου Απόστολος Καλδάρας (Mon Apostolos Kaldaras à moi), publié par Minos-EMI en 2023.
Son œuvre

Tsaligopoulou est avant tout une interprète : elle choisit des chansons, les façonne avec sa voix et leur donne une nouvelle vie sur scène. Κορίτσι και γυναίκα associait un son acoustique léger de guitares, santour, clarinette et cordes aux mélodies de Giorgos Andreou ; il reste son disque le plus connu de ses débuts. En 2005, elle publie Αγαπημένο μου ημερολόγιο… (Mon cher journal…), un enregistrement live de ses spectacles intitulés «Της Ελενίτσας» (Chez Elenitsa), d’après le surnom affectueux que beaucoup d’auditeurs lui donnent. Ses 26 titres mêlent des chansons traditionnelles comme Νεραντζούλα et Πέρδικα (La perdrix) à des chansons populaires plus anciennes, proches du répertoire de ses débuts.
Sur Των φίλων τα σπίτια (2018), elle a aussi écrit la musique de plusieurs chansons avec Spyros Chatzikonstantinou, tandis que des poètes et auteurs-compositeurs comme Kostas Leivadas ont fourni les textes. Elle a déclaré à un journaliste qu’elle ne se considère pas comme compositrice, mais qu’après plus de trente ans de chant elle possède son propre code musical. Son album de 2023 revient au compositeur de laïko Apostolos Kaldaras, avec de nouvelles versions de chansons célèbres comme Η Φαντασία (L’imagination) et d’autres moins connues. Dans la note de l’album, elle décrit des amis autour d’une table près de la cheminée, puis une séance en studio enregistrée par Giorgos Andreou « sans métronome », tous ensemble.
Son héritage en Grèce aujourd’hui
Tsaligopoulou appartient à la génération qui a porté la chanson έντεχνο dans les années 1990, et elle garde encore d’anciennes chansons laïka et traditionnelles dans ses concerts. Elle a désigné Marika Ninou comme sa chanteuse préférée et l’une de ses héroïnes. Essayez une petite tâche d’écoute : écoutez Νεραντζούλα sur Αγαπημένο μου ημερολόγιο…, puis un autre enregistrement de la même chanson traditionnelle. Les chansons traditionnelles existent souvent en plusieurs versions régionales : il n’y a donc pas une seule version correcte. Écrivez une phrase en grec sur ce que vous remarquez, par exemple Η φωνή είναι ζωντανή (La voix est vivante), puis nommez une différence : η διαφορά είναι στον ρυθμό (la différence est dans le rythme). Ce sont nos propres phrases d’exercice, pas des paroles.
Le saviez-vous ?
- Beaucoup d’auditeurs l’appellent Ελενίτσα (petite Eleni) ; Dimitra Galani lui a dit un jour qu’à quatre-vingts ans elle serait encore Elenitsa.
- Deux ans seulement après ses débuts professionnels, Manos Hadjidakis l’a invitée à chanter au Seirios en 1987.
- Elle a raconté qu’elle enlève généralement ses talons hauts pendant un concert, et le public s’y attend désormais.
- Son album consacré à Kaldaras a été enregistré en studio tous ensemble, sans métronome.
Œuvres principales
| Titre grec | Titre | Année |
|---|---|---|
| Σώπα κι άκουσε | Tais-toi et écoute | 1987 |
| Κορίτσι και γυναίκα | Fille et femme | 1989 |
| Αρζεντίνα | Arzentina | 1996 |
| Αγαπημένο μου ημερολόγιο… | Mon cher journal… — album live | 2005 |
| Των φίλων τα σπίτια | Les maisons des amis | 2018 |
| Ο δικός μου Απόστολος Καλδάρας | Mon Apostolos Kaldaras à moi | 2023 |
Une phrase à retenir
Η αλήθεια δεν με έχει προδώσει ποτέ.
I alítheia den me échei prodósei poté.
La vérité ne m’a jamais trahie.















































