Sa vie
Ioanna Bourazopoulou naquit à Athènes en 1968 et étudia administration publique et gestion hôtelière en Grèce et en Angleterre. Elle écrivait déjà des pièces avant son premier roman, paru en 2003. Romans, récits courts, théâtre et articles se développèrent dans des revues grecques et internationales, anthologies et traductions.
Τι είδε η γυναίκα του Λωτ;, « Ce qu’a vu la femme de Loth », publié en 2007, reçut l’Athens Prize for Literature en 2008. Les traductions française, anglaise et bulgare portèrent son monde politique imaginaire hors du grec. Son invention ne se limite pas aux créatures extraordinaires : institutions, économies et croyances collectives occupent le centre. L’explication sociale de l’étrange devient aussi importante que l’événement lui-même.
Le Dragon de Prespa représenta un long travail, publié en 2014, 2019 et 2023. Une résidence à la Villa Concordia de Bamberg en 2017 accompagna l’écriture du deuxième volume. Η μνήμη του πάγου, « La Mémoire de la glace », partagea le prix national du roman 2024 avec Ανάληψη, « Ascension », d’Ilias Papamoschos. En octobre 2026 parut Φτερούγες κι οπλές στο αστικό δάσος, « Ailes et sabots dans la forêt urbaine », prolongeant ses mythes reliés.
Son œuvre

Τι είδε η γυναίκα του Λωτ;, « Ce qu’a vu la femme de Loth » (2007), fait surgir un sel violet près de la mer Morte. Il transforme géographie et marchés ; l’hypothèse extraordinaire devient réflexion sur dépendance et domination. L’imagerie biblique encadre une société imaginaire nouvelle.
Ο Δράκος της Πρέσπας, « Le Dragon de Prespa », construit trois récits concurrents autour d’un lac partagé entre Grèce, Macédoine du Nord et Albanie. Η Κοιλάδα της Λάσπης, « La Vallée de la boue » (2014), présente une rive sud pluvieuse et des communautés de recherche rivales. Κεχριμπαρένια Έρημος, « Désert d’ambre » (2019), et Η Μνήμη του Πάγου, « La Mémoire de la glace » (2023), déplacent la perspective. Politique, climat et économie se transforment dans la fiction ; les rives interprètent différemment la même présence. Le lecteur compare les explications plutôt que d’en accepter une automatiquement.
Φτερούγες κι οπλές στο αστικό δάσος, « Ailes et sabots dans la forêt urbaine » (2026), explore le premier quart du XXIe siècle par l’atelier itinérant de mythes et d’énigmes d’une créature. Cette mythographie reliée, comme les autres livres, crée une distance qui permet d’interroger choix et conséquences.
Son héritage en Grèce aujourd’hui
Bourazopoulou donne une large imagination sociale à la fiction spéculative grecque. Ses mondes aident aussi à travailler le raisonnement conditionnel en grec moderne. Après le texte adapté, inventez un village au bord d’un lac et choisissez une condition : pluie persistante ou chemin fermé. Écrivez une phrase avec αν et une conséquence avec θα. Changez ensuite une condition et expliquez quelle conséquence reste possible. Comparez les versions à voix haute, distinguant condition et prévision. C’est votre village imaginé, pas une affirmation météorologique sur Prespa ni une citation des romans. L’exercice développe propositions conditionnelles, vocabulaire des conséquences et bref argument sur ce qui découle d’une hypothèse.
Le saviez-vous ?
- Les volumes de Prespa datent de 2014, 2019 et 2023.
- Le prix de l’Académie pour le premier suivit en 2015.
- La Mémoire de la glace partagea le prix national 2024 avec Ascension d’Ilias Papamoschos.
- Ailes et sabots dans la forêt urbaine parut en octobre 2026.
Œuvres principales
| Titre grec | Titre | Année |
|---|---|---|
| Τι είδε η γυναίκα του Λωτ; | Ce qu’a vu la femme de Loth | 2007 |
| Ο Δράκος της Πρέσπας Ι – Η Κοιλάδα της Λάσπης | Le Dragon de Prespa I – La Vallée de la boue | 2014 |
| Ο Δράκος της Πρέσπας ΙΙ – Κεχριμπαρένια Έρημος | Le Dragon de Prespa II – Désert d’ambre | 2019 |
| Ο Δράκος της Πρέσπας ΙΙΙ – Η Μνήμη του Πάγου | Le Dragon de Prespa III – La Mémoire de la glace | 2023 |
| Φτερούγες κι οπλές στο αστικό δάσος | Ailes et sabots dans la forêt urbaine | 2026 |
Une phrase à retenir
Είμαστε πλάσματα ατελή και δεν πειράζει καθόλου.
Eimaste plasmata ateli kai den peirazei katholou.
Nous sommes des êtres imparfaits, et ce n’est pas grave du tout.



































